Vie et mort d'un Lion blanc nommé Octriallach; Tome 1'

Partie RP dédiée à  Warhammer

Vie et mort d'un Lion blanc nommé Octriallach; Tome 1'

Messagepar Octriallach » Mar 28 Avr 2009, 16:16

Chapitre II : un parcours semé d'embûches


La forêt avait fini par s'éclaircir et j'aperçu bientôt une route un peu plus loin. Une véritable foule occupait toute la largeur de la chaussée et des hommes et des femmes tiraient des carrioles remplies d’objets, de meubles ou de vêtements. C’était des réfugiés qui fuyaient le nord du royaume. Je décidai donc de me joindre à eux afin d’en apprendre plus sur les évènements qui se déroulait dans le nord. Tous ces gens semblaient fatigués et affamés. Ils avaient parcouru des dizaines de kilomètres pour fuir leur ville incendiée. Soudain, j’entendis en direction du nord de forts battements d’ailes.

<< Des vouivres ! Cachez-vous ! >> Hurlaient des voix tout au long du chemin.

En face de moi, un chariot transportant des enfants cassa un essieu : l’une des roues c’était coincée dans une profonde ornière. Les enfants, saisis de panique, se mirent à hurler. Je pris ma décision en moins d’une seconde : je DEVAIS aider ces derniers, fusse au péril de ma vie. Je couru à toutes jambes en direction du chariot. La panique c’était répandue parmi la foule, tandis que les vouivres attaquaient et emportaient leurs malheureuses victimes. Une vouivre, plus grande encore que les autres, vola au dessus du chariot et trois gardes noirs hurlants sautèrent de sont dos pour atterrir à califourchon sur les montures de l’attelage. Il me fallait combattre les trois elfes noirs ou battre en retraite pour aller me réfugier dans une ferme proche.
En une fraction de seconde, je déterminai que j’avais une chance, aussi minime soit-elle de les vaincre. En effet, ils était habitués à se battre en phalange. Cette formation, bien qu’efficace lorsque une ligne de bataille se jetait contre une autre, était rigide et il fallait un certain temps pour l’orienter face à son ou ses adversaires. En chasseur accompli que j’étais, la probabilité des les prendre de vitesse était acceptable. Comme un seul elfe, ils brandirent leur lances et m’attaquèrent en une charge brutale et irréfléchie. Je pris mon élan et bondît dans les airs pour me retrouver dans leur dos. Le premier des cousins déchus trépassa dans l’instant, le dos ouvert par mon coup de hache et la colonne vertébrale réduite en miettes. Surpris par ma charge, les deux elfes noirs restants mirent trop de temps à retourner leur formation et bientôt un second garde noir pérît, décapité. Mais le dernier avait volontairement laissé son acolyte mourir afin d’être sûr de me porter un coup fatal.
Opérant un mouvement qui failli me briser l’échine, je réussi à éviter que la pointe de lance de se fiche dans mon cœur, mais ne pu empêcher qu’elle se loge dans mon épaule gauche. Assailli par un douleur intense, ma hache me glissa des mains et mes genoux fléchirent. Un sourire cruel se dessina alors sur le visage du garde noir. Il pensait m’avoir vaincu et voulait me mettre a mort de la même manière que leurs esclaves : la décapitation. Il planta sa lance dans le sol et tira son épée. Il vînt ensuite se placer derrière moi, légèrement décalé, afin qu’il ne doivent pas s’y reprendre a deux fois. Ce fût là sa seule et dernière erreur. Vif comme le lynx, je me saisi de ma hache et opérai un tour complet sur moi-même. La surprise affichée sur le visage de mon ennemi laissa place à un masque de mort, tandis que son tronc se désolidarisait de ses jambes. J’étais sorti vainqueur du combat, mais ma blessure restait douloureuse et je perdais du sang. Je décidai donc de me rendre dans cette ferme que j’avais aperçue plus tôt pour me soigner.
J’ouvris la porte d’un coup de pied et me rua à l’intérieur, Dehors, une vouivre s’élevait dans les airs en poussant un cris de victoire : il tenait une victime dans ses serres pointues. J’ai alors repris mon équilibre et jeté un coup d’œil autour de moi : l’endroit était désert. En m’approchant de la cheminée, j’aperçu un marteau de guerre posé contre le mur. Une arme richement décorée de runes et d’or, ce devait probablement être un cadeau datant de la Guerre de la Faille. En effet, les nains offraient volontiers une arme ou une amulette à un guerrier qui les avait sauvés ou aidés lors d’un combat. Cela signifiait souvent qu’un serment d’amitié et d’entre aide avait été scellé entre les deux combattants.
Il me fallait explorer cette pièce avant de m’occuper des ma blessure, un elfe noir pouvait très bien s’y cacher en attendant sa prochaine victime. La plupart des placards et des tiroirs étaient vides. Les habitants de cette maison avaient presque tout emporté avec eux ; je parvînt cependant à trouver dans la cave suffisamment de fruits pour me faire un repas, qui fut englouti sitôt ma blessure soignée. Une heure plus tard environ, les vouivres et leurs terribles cavaliers disparaissaient en direction de l’ouest. Les réfugiés, tremblants de peur, sortirent alors de la forêt, et j’entendis au même moment des chevaux au galop s’approcher de l’endroit ou je me trouvais. C’était des Maîtres de Epées de la cavalerie royale qui portaient l’armure argentée agrémentée de parements bleus et blanc des armées d’Ulthuan. Je leur fit immédiatement signe, et l’officier ordonna à ses hommes de s’arrêter et demanda :

<< Que voulez-vous ? >>

Je lui ai alors expliqué qui j’étais et lui ai fait le récit de la destruction du Temple. Consterné par la nouvelle qu’il venait d’apprendre, il me donna un coursier et me demanda de le suivre auprès du Prince Tyrion. Un peu plus loin devant moi, une terrible bataille avait lieu sur un pont de pierre. Le fracas des armes, les cris des combattants et les hennissements des coursiers retentissaient en écho dans la forêt. Une silhouette familière se dessina alors au milieu du pont, là où les corps à corps étaient les plus violents ; je reconnu aussitôt le Prince Tyrion. Il était en train de se battre avec un énorme orque noir brandissant une hache noire au-dessus de sa tête couverte de cicatrices. Or, un instant plus tard, le Prince tomba de cheval et s’écroula sur le pont, atteint par une flèche qui lui avait percé le flanc. L’épée du Prince reposait à ses côtés. Je pris donc mon courage à deux mains et bondît sur l’énorme peau-verte… L’affrontement cesserait à la mort de l’un de nous deux. L’orque tenta alors de m’asséner un coup fatal, mais ces créatures étaient lente, ce qui me permis d’esquiver l’attaque. A la seconde qui suivit, le peau-verte s’écroula, le crâne fendu. L’orque noir était étendu à mes pieds ; les elfes noirs qui l’accompagnaient hurlaient de rage en me lançant des regards furieux, puis, ils sautèrent du pont. Les volées de flèches reprirent de plus belle tandis que la Garde Princière formaient autour du Prince et de moi-même un mur de protection à l’aide de leurs boucliers. Le Prince, blessé, me regarda alors dans les yeux et prononça ces mots emplis de souffrance :

<< Lion Blanc, il vous faut transmettre un message au Roi. L’ennemi est trop puissant, nous ne pouvons le contenir. C’est à Adunei que se trouvera notre salut ; sa Majesté doit envoyer ce qui pourra nous épargner la défaite. Finubar comprendra ce que je veux dire. Prenez mon coursier et gagnez Altdorf. Puisse Isha vous accompagner au long de votre voyage ! >>

Le cœur serré, j’ai alors fait mes adieux au Prince, puis j’ai enfourché son étalon blanc, que j’ai lancé au galop en direction du sud, le long du chemin forestier qui menait a Tor Aendris. Derrière moi, l’ennemi repartait à l’assaut du pont et les échos d’une féroce bataille retentirent encore longtemps à mes oreilles. Le coursier du Prince était un magnifique animal, rapide et au pied sûr. Il galopait le long du sentier sinueux comme si il s’agissait d’une route large et droite et, bientôt, les échos de la bataille se dissipèrent derrière moi. Quelques kilomètres plus loin, le sentier aboutit à un nouveau croisement. Il y a là un panneau indicateur, mais il est illisible. Mon sens de l’orientation me permit de distinguer plusieurs séries de traces qui partaient du chemin de droite en direction de celui de gauche. Ces traces avaient été laissées là par des loups de grande taille. Ces animaux étaient utilisés comme éclaireurs par les armées peau-verte. C’était des créatures malfaisantes et cruelles, souvent chevauchées par des gobelins. Il me fallait pourtant suivre ces traces, car elles empruntaient le chemin qui menait à Tor Aendris.
J’avais parcouru environ cinq kilomètres à cheval lorsque j’aperçu à quelques distances les silhouettes caractéristiques de cinq grands loups maudits. Des gobelins les chevauchaient et semblaient se diriger vers une prairie située au bout du chemin. Soudain, l’un des gobelins s’écarta de ses compagnons et revînt sur ses pas, lançant sa monture en direction de l’endroit où je me trouvais. Lançant a mon tour mon coursier, mon arme prête à frapper. Le gobelin m’aperçut alors et dégaina aussitôt son ki’koup. Au moment ou nous allions nous croiser, j’inclinai ma hache afin de pouvoir exécuter un ample mouvement de taille de bas en haut. L’instant qui suivit, je ressenti un rude choc sur le manche de ma hache et lorsque je fis faire demain tour au puissant coursier du Prince, je pu voire la bête sauvage et son cavalier qui étaient étendus raides morts ; le loup avait une entaille béante au niveau du coup et se vidait de son sang, alors que le gobelin gisait dans la marre du sien, le thorax complètement ouvert.
J’ai alors remarqué qu’un rouleau de parchemin était glissé dans la ceinture du gobelin et je dû me hâter de m’en emparer. Je n’aurais pas le loisir d’en prendre connaissance tout de suite, car les quatre autres loups maudits se précipitaient dans ma direction, le long du sentier. Les loups ne mirent pas longtemps à atteindre ma position et c’est alors qu’un combat frénétique et sanguinaire s’engagea. Je n’eu guère loisir d’échafauder un plan, mais soudain, un conseil de mon père me revînt à l’esprit.

<< Octriallach. Lorsque tu sera amené a combattre plusieurs ennemis en même temps, ne cherche pas à effectuer de belles passes d’armes. Ta grande hache te permettra d’opérer un mouvement simple et rapide nommé la hache tournoyante. Lorsque tu auras éliminé la majorité de tes ennemis, alors tu pourras te divertir a la façon des maîtres des épées. >>

Aussitôt pensé, aussitôt effectué. En fait, après quelques secondes, les cadavres de mes ennemis gisaient dans une marre de sang. J’étais blessé, mais rien qui ne m’empêcherait de rejoindre Tor Aendris. Je me suis alors lancé au galop sur le sentier qui menait à une prairie au-delà de laquelle je pu apercevoir le camp de base de la région de l’Ile Blafarde : Tor Aendris. De là, je pouvais aisément me rendre à Altdorf, but de mon voyage. Si tout se passait bien, je devrais avoir gagné la capitale aux premières heures de la matinée suivante.
Offline

Octriallach
Main d'argent
Main d'argent
 
Message(s) : 252
Inscrit le : Dim 22 Juin 2008, 7:05

Retour vers Chroniques du Vieux Monde

Qui est en ligne ?

Utilisateur(s) parcourant ce forum : Aucun utilisateur inscrit et 1 invité

cron